Jean-François Rigollot sur LePost à cause du reportage de Capital d'hier

Fév 2011lun 7
Hier j'ai suivi assidument Capital (M6) sur un sujet qui m'est cher : les données personnelles sur internet.

Et devant plein de bêtises et d’imprécisions, j'en ai un peu chatouillé la forme et le fond sur mon Twitter (désolé, tout n'est pas apparu sur mon Facebook), où le journaliste (@jeromelevy83) prenait les gens pour des cons.

Je ne pensais pas que ça allait faire un tel buzz de gazouillis... Et devant un tel soulèvement de ce que Mme Michu considère comme les méchants utilisateurs de l'internet (anéfé, merci à la propagande Hadopi et Loppsi), lepost.fr, le site d'actu, s'est emparé du sujet.

Et du coup un de mes nombreux tweets a été repris1 et introduit par "D'autres tweets sont beaucoup moins sympathiques. Certains reprochent à Jérôme Lévy le contenu même de son enquête."

Je le revendique totalement (et je le like même). J'en ai marre de voir ces gens qui tentent et parviennent à inculquer 2 choses au quidam qui y croit dur comme fer :

  1. Les sites web sont des gens/sociétés/escrocs/arnaqueurs/pirates (aucun de ces porteurs de la bonne parole n'utilise les mêmes termes) qui font des affaires (et d'un coup on dit "business" et ça devient un gros mot) sur le dos des pauvres gens qui ont déjà un pouvoir d'achat limité.
  2. Le-dit quidam devient la victime d'un capitalisme mondial qui n'a aucune pitié pour les infos qu'il entre sur son profile Facebook ou autre2.


Avant le web 2.0, la cible principale de Capital c'était les voyagistes, si je me rappelle bien. Ou comment un entrepreneur découvrait une nouvelle destination et/ou un nouveau service pour proposer un nouveau produit, pas toujours de qualité optimale.

Et maintenant qu'on a fait cette avancée technologique et sociale incroyable de l'internet où tout le monde peut participer, voilà qu'on voudrait nous faire croire que les acteurs du réseau des réseaux (ceux de bonne foi, hein) nous proposent des produits bas de gamme et essayent de plumer le vulgum pecus.

M'enfin : quand un développeur crée un produit (et particulièrement un site web), il garde à l'esprit cette recommandation : NTUI (sigle anglais signifiant "Ne jamais faire confiance aux entrées de l'utilisateur").
Mais pour ce qui est de l'utilisateur lambda, il ne pense pas à ce genre de choses et il clique innocemment sur "Accepter les conditions d'utilisation" sans même les avoir lues.
Replaçons cette attitude dans la vie sans ordinateur : la même personne signerait-elle sans le lire un contrat papier émis par une personne ayant recueilli ses données personnelles? La réponse est majoritairement "Oui".

Le fond du problème, ce n'est pas internet, c'est la façon dont les gens s'en servent au pays des Bisounours.



1 L'article en question sur LePost c'est ici

2 Personnellement, ça fait plus d'un an que je suis passé sur Facebook de "en couple" à "fiancé" ; et instantanément je me suis vu proposer des pubs "votre mariage ceci", "votre mariage cela". Eh ben tant mieux, justement, je suis le prospect idéal pour ce genre d'annonceurs. Mais malheureusement pour eux, j'ai déjà tout bouclé. Et puis, enfin, soyons sérieux : qu'est-ce que Zuckerberg en a à cirer que Jean-François Rigollot se marie? Rien. Surtout qu'en plus, la proposition des pubs ça ne dépend pas d'un humain, mais d'un programme qui cherche si un mot d'un compte Facebook correspond à un mot-clé défini par un annonceur.
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Auteur : Jef

Catégorie : Internet

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